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À propos de la FUB

France Université Butembo (FUB) est une association française créée en 1991 à Montgeron pour soutenir l’accès à l’éducation dans la région de Butembo, à l’est de la République Démocratique du Congo.

L’initiative est née à la fin des années 1980 de liens humains tissés entre des habitants de Montgeron et la région du Nord-Kivu, confrontée à un manque criant d’infrastructures éducatives. Très rapidement, un objectif s’impose : contribuer au développement de l’enseignement, de l’école primaire jusqu’à l’université.

Depuis plus de 35 ans, la FUB agit concrètement :

  • en soutenant la création et le développement de l’Université du Graben (UCG),

  • en envoyant des centaines de milliers de livres et du matériel éducatif,

  • en développant des bibliothèques scolaires et universitaires,

  • en finançant des projets éducatifs, des formations et des infrastructures,

  • en favorisant l’accès des jeunes, notamment des filles, à l’enseignement supérieur.

Portée exclusivement par des bénévoles, la FUB s’inscrit dans une démarche de solidarité durable, fondée sur le partenariat local, le transfert de compétences et le développement à long terme.

Nos objectifs à horizon 2030

Construire un minimum de 10 salles de classes par an 
Financer 50 bourses d'étudiantes par an pour favoriser l'accès des jeunes femmes à l'enseignement supérieur 
Soutenir financièrement et opérationnellement les projets de développement identifiés par nos partenaires locaux en lien avec l'éducation

À propos du Nord-Kivu

Situé à l’est de la République démocratique du Congo, dans la région des Grands Lacs, le Nord-Kivu est une province de montagnes, de terres agricoles fertiles et de ressources naturelles importantes.

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Depuis les années 1990, elle est cependant confrontée à une instabilité durable, liée à la succession de conflits régionaux, à la présence de nombreux groupes armés, aux tensions foncières et communautaires, à la faiblesse des services publics dans certaines zones et à l’économie informelle autour de certaines ressources minières.

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Parmi les acteurs cités par les Nations unies et les organisations internationales figurent notamment les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23), les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), les Allied Democratic Forces (ADF), groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’État islamique, des groupes armés d'autodéfense locaux dits Wazalendo, ainsi que la Rwanda Defence Force (RDF) dans le contexte du soutien au M23.

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La MONUSCO, mission de stabilisation des Nations unies en RDC, reste également présente dans certaines zones. Les dynamiques sont complexes : les alliances évoluent, les lignes de front se déplacent, et les populations civiles sont les premières touchées.

 

Le Nord-Kivu est notamment concerné par l’exploitation et le commerce du coltan, dont on extrait le tantale utilisé dans les condensateurs électroniques, de la cassitérite, minerai d’étain utilisé notamment dans les soudures, du wolframite, source de tungstène recherché pour sa résistance, et de l’or, facilement transportable et difficile à tracer.
Ces ressources sont convoitées car elles alimentent des chaînes mondiales liées à l’électronique, à l’industrie, aux équipements connectés et aux technologies de transition. Elles ne sont pas la seule cause du conflit, mais leur contrôle peut financer des groupes armés et renforcer l’économie de guerre.

 

La province fait aussi face à d’autres facteurs de déstabilisation :

  • déplacements massifs de population,

  • insécurité alimentaire,

  • accès limité aux soins,

  • violences sexuelles,

  • recrutements forcés,

  • fermetures d’écoles,

  • épidémies récurrentes : choléra, rougeole, mpox, Ebola

  • et catastrophes naturelles, notamment les risques volcaniques autour du Nyiragongo, les inondations et les glissements de terrain.
     

À l’échelle de la RDC, environ 6,9 millions de personnes sont déplacées internes, dont plus de 5 millions dans les provinces orientales du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.


En 2026, 14,9 millions de personnes, dont 8 millions d’enfants, devraient avoir besoin d’assistance humanitaire. Dans le seul Nord-Kivu, environ 375 000 enfants seraient privés d’école, avec près de 17 % des écoles fermées après l’escalade des combats. Au-delà des chiffres, chaque fermeture d’école accroît les risques de décrochage, de travail forcé, de violences, de recrutement par des groupes armés et de perte durable de repères pour les enfants.

 

C’est dans ce contexte que l’accès à l’éducation constitue un levier essentiel de protection, de stabilité et d’avenir pour les communautés locales.

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